Cette conférence se propose d'illustrer, extraits de films à l'appui, les changements de regard de la société française sur l'immigration maghrébine et le monde arabe depuis le cinéma colonial jusqu'à la période actuelle. Le cinéma, en effet, est un fin baromètre des infléchissements de la politique et l'opinion publique française à l'égard de l'immigration postcoloniale ; il permet aussi de mettre en avant une nouvelle génération de cinéastes et d'acteurs issus de cette immigration.
Ce livre est le fruit de l'expérience personnelle qu'il a vécue dans les années quatre vingt dix, en pleine tragédie du siècle dernier. Il fut chargé par la fondation de l'Emir Abdelkader de traduire les Mawâqif du symbole de l'Etat algérien. C'était une manière de répondre à l'absence des valeurs qui commençait à toucher le pays. Une triade se mettait en place pour restructurer la nation : la Zaouïa comme société, l'Emir comme symbole et l'université comme institution de réflexion. L'ouvrage qu'il propose comporte une partie qui regroupe une anthologie de textes spirituels de l'Emir Abdelkader et une seconde qui comporte ses commentaires.
A travers une anthologie des haltes spirituelles de l'Emir Abdelkader, cet ouvrage va montrer comment l'Emir est passé de l'expérience soufie vers le soufisme de l'écriture dans son exil de Damas
Depuis la chute des présidents Ben Ali et Moubarak, pas un pays arabe n'est épargné par un vent de contestation qui, à défaut d'être irrésistible, laissera partout des traces irréversibles. La rupture est profonde avec toute une culture du leader charismatique, alors qu'émerge une forme inédite de discipline citoyenne. Mais il n'y aura pas d'effet domino, ni d'entraînement mécanique d'un pays à l'autre. Cette Révolution arabe se déclinera à chaque fois dans le cadre de l'Etat moderne et des frontières postcoloniales, les régimes ayant le choix entre la réforme substantielle ou la violence autodestructrice. Nous ne sommes qu'au début d'une seconde renaissance qui, en écho à la Nahda du XIXe siècle (menée, déjà, par la Tunisie et l'Egypte), cherche à renouer avec les promesses des Lumières arabes.
L'expression « apocalypse joyeuse » est une façon de désigner l'entrée de la France et de la Grande-Bretagne dans la modernité industrielle (fin XVIIIe-XIXe siècle), celle des vaccins, des machines, des usines chimiques et des locomotives. Elle nous plonge au cœur des controverses vives qui surgirent autour des risques et des nuisances de ces innovations, et montre comment les critiques et les contestations furent réduites ou surmontées pour qu'advienne la société industrielle. L'histoire du risque ici racontée n'est pas celle d'une prise de conscience, mais celle de la construction d'une certaine inconscience modernisatrice.