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L'image de "l'arabe" dans le cinéma français du stéréotype au contre-stéréotype par Julien Gaertner
Mercredi 07 mars à 18h à l'Institut Français de Tlemcen

Julien Gaertner est docteur en histoire contemporaine des universités de Nice et de Rabat, chargé de cours au département des études cinématographiques de l'université de Montréal, Canada.

Cette conférence se propose d'illustrer, extraits de films à l'appui, les changements de regard de la société française sur l'immigration maghrébine et le monde arabe depuis le cinéma colonial jusqu'à la période actuelle. Le cinéma, en effet, est un fin baromètre des infléchissements de la politique et l'opinion publique française à l'égard de l'immigration postcoloniale ; il permet aussi de mettre en avant une nouvelle génération de cinéastes et d'acteurs issus de cette immigration.

L'Emir Abdelkader , le soufi de l'écriture. Rencontre littéraire avec l'auteur Dr Sari-Ali Hikmet
Samedi 17 mars à 18h à l'Institut Français de Tlemcen

Dr Sari-Ali Hikmet, est médecin, écrivain et Docteur en Science du texte littéraire. Il est Maître de Conférence au Département de psychologie de l'université de Tlemcen, et enseignant associé à l'université d'Oran en littérature comparée.

Ce livre est le fruit de l'expérience personnelle qu'il a vécue dans les années quatre vingt dix, en pleine tragédie du siècle dernier. Il fut chargé par la fondation de l'Emir Abdelkader de traduire les Mawâqif du symbole de l'Etat algérien. C'était une manière de répondre à l'absence des valeurs qui commençait à toucher le pays. Une triade se mettait en place pour restructurer la nation : la Zaouïa comme société, l'Emir comme symbole et l'université comme institution de réflexion. L'ouvrage qu'il propose comporte une partie qui regroupe une anthologie de textes spirituels de l'Emir Abdelkader et une seconde qui comporte ses commentaires.

A travers une anthologie des haltes spirituelles de l'Emir Abdelkader, cet ouvrage va montrer comment l'Emir est passé de l'expérience soufie vers le soufisme de l'écriture dans son exil de Damas

La révolution arabe, dix leçons sur le soulèvement démocratique par Jean-Pierre Filiu,
Mercredi 21 mars à 18h à l'Institut Français de Tlemcen

Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po (Paris), a aussi enseigné dans les universités de Columbia (New York) et de Georgetown (Washington). Historien et arabisant, ses ouvrages et ses études sur le monde arabo-musulman ont été publiés dans une douzaine de langues.

Parmis ses publications, L'Apocalypse dans l'Islam (Fayard, prix des Rendez-vous de l'Histoire de Blois en 2008)
La Révolution arabe, dix leçons sur le soulèvement démocratique (Fayard 2011).

Depuis la chute des présidents Ben Ali et Moubarak, pas un pays arabe n'est épargné par un vent de contestation qui, à défaut d'être irrésistible, laissera partout des traces irréversibles. La rupture est profonde avec toute une culture du leader charismatique, alors qu'émerge une forme inédite de discipline citoyenne. Mais il n'y aura pas d'effet domino, ni d'entraînement mécanique d'un pays à l'autre. Cette Révolution arabe se déclinera à chaque fois dans le cadre de l'Etat moderne et des frontières postcoloniales, les régimes ayant le choix entre la réforme substantielle ou la violence autodestructrice. Nous ne sommes qu'au début d'une seconde renaissance qui, en écho à la Nahda du XIXe siècle (menée, déjà, par la Tunisie et l'Egypte), cherche à renouer avec les promesses des Lumières arabes.

::  Jan :: Fév :: Mars::

L'apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique. par Jean-Baptiste Fressoz ,
Jeudi 29 mars
à 18h à l'Institut Français de Tlemcen

Jean-Baptiste Fressoz, est historien des sciences, des techniques et de l'environnement. Il enseigne à l'Imperial College London..

L'expression « apocalypse joyeuse » est une façon de désigner l'entrée de la France et de la Grande-Bretagne dans la modernité industrielle (fin XVIIIe-XIXe siècle), celle des vaccins, des machines, des usines chimiques et des locomotives. Elle nous plonge au cœur des controverses vives qui surgirent autour des risques et des nuisances de ces innovations, et montre comment les critiques et les contestations furent réduites ou surmontées pour qu'advienne la société industrielle. L'histoire du risque ici racontée n'est pas celle d'une prise de conscience, mais celle de la construction d'une certaine inconscience modernisatrice.