Theodore Monod et ses mythes sahariens… par Anne-Catherine Benchelah et Marie Maka,
Lundi 16 janvier à 18h à l'Institut Français de Tlemcen
Anne-Catherine Benchelah et Marie Maka ont l'une et l'autre vécu ou travaillé au Sahara. De formation philosophique pour l'une et d'archéologie pour l'autre, elles ont publié deux ouvrages sur la végétation du Sahara et participé à la réalisation du Livre des déserts (Coll. Bouquins), ainsi qu'à un livre sur le dernier voyage de Théodore Monod en Algérie, à la recherche de la fleur Monodiella flexuosa.
"Theodore Monod et ses mythes sahariens… " : Théodore Monod (1902-2000) est un scientifique de renommée internationale qui, du Museum d'histoire naturelle à Paris à l'IFAN de Dakar, a consacré ses recherches et sa vie au Sahara.
Grand marcheur, il a, au cours de ses pérégrinations dans le désert, tissé une œuvre savante et sage où l'éclat de sable, la météorite, l'oasis, l'émeraude et la fleur introuvable sont le reflet du monde tout entier, et le prétexte à des interrogations profondes sur l'homme et la terre qui l'accueille.
Les musulmans dans l'histoire de l'Europe par Jocelyne Dakhlia ,
dimanche 22 janvier à 10h au Département Histoire (Université de Tlemcen)
Jocelyne Dakhlia, historienne, directrice d'Etudes à l'EHESS. Après avoir commencé par étudier des enjeux de mémoire collective au Maghreb, elle a entrepris une longue recherche sur les modèles politiques de l'Islam méditerranéen.
Parmis ses publications, Des arts en tension : la création artistique contemporaine en pays d'Islam (Editions Kimé, Paris, 2006).
Lingua franca. Histoire d'une langue métisse en Méditerranée, (Arles, Actes Sud, 2008)
avec B. Vincent (dir).
Les Musulmans dans l'histoire de l'Europe, T 1, Une intégration invisible (Paris, Albin Michel, 2011)
Tunisie. Le pays sans bruit, (Arles, Actes Sud, 2011).
Un groupe de chercheurs basé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, s'est constitué il y a quelques années sous la coordination de Jocelyne Dakhlia pour travailler sur une « énigme » historique : l'invisibilité des musulmans dans l'espace européen jusqu'au XIXe siècle et notamment jusqu'à la colonisation. Les musulmans étaient-ils totalement absents des sociétés d'Europe occidentale, étrangers à tout phénomène de circulation et de migration, et donc d'intégration, ou bien leur absence résultait–elle d'un angle mort historiographique, d'une opacité historiographique à dissiper?
Pluralité des causes de la révolution et pluralités des scénarios postrévolutionnaires dans le monde arabe. par Sophie Bessis ,
Mardi 24 janvier à 18h à l'Institut Français de Tlemcen
Sophie Bessis, chercheuse associée à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). En 2011 membre de la Haute Instance tunisienne pour la réalisation des objectifs de la révolution, la transition démocratique et la réforme politique.
Parmis ses publications, Dedans, dehors (Editions Elyzad, Tunis 2010), Bourguiba, une biographie (éditions Elyzad Tunis 2011, avec Souhayr Belhassen, réédition).
Le monde arabe a été secoué par une série de soulèvements tout au long de l'année 2011. Parti de Tunisie, ce véritable séisme est en train de changer la physionomie de la région et ses rapports avec le reste du monde. Mais, malgré l'évidence de leurs traits communs, ces soulèvements ont chacun leur histoire. Le terme de révolution qu'on leur a accolé convient-il à tous ? Les péripéties de leur déroulement donnent-elles des indications sur leur nature et leur destin ? C'est en se penchant sur leur historicité, sur les traits communs et les contextes spécifiques à chaque pays que l'on essaiera de répondre à cette question et de dégager quelques scénarios pour un proche avenir.